Qui est iQera ?
iQera est une société de recouvrement de créances, immatriculée sous le nom iQera, constituée en SAS. Elle fait partie du groupe iQera, qui comprend plusieurs entités juridiques.
Principales informations publiques :
- Dénomination : iQera
- Forme juridique : SAS
- SIREN : 435 198 627
- Immatriculation : RCS Paris
- Siège social : 256 bis rue des Pyrénées, 75020 Paris
Ces informations sont issues de sources publiques (notamment [annuaire-entreprises.data.gouv.fr](url:https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/)) et peuvent évoluer. À vérifier au moment de votre démarche.
Point important à comprendre : iQera désigne à la fois cette société et le groupe auquel elle appartient. Le groupe iQera comprend aussi d'autres entités, dont IQERA Services, qui exploite la marque Effico. Si vous avez reçu un courrier au nom d'Effico plutôt que d'iQera, consultez notre fiche dédiée à Effico.
Comme d'autres acteurs du secteur, iQera peut avoir une double casquette :
- mandataire : elle recouvre la créance pour le compte du créancier d'origine ;
- cessionnaire : elle a racheté la créance et la réclame en son nom propre.
Si iQera se présente comme cessionnaire de votre dette, vous avez le droit d'exiger la preuve de la cession (à quel créancier d'origine, à quelle date). Dans les deux cas, vos droits restent identiques : vérifier la dette, sa prescription, son montant, et exiger les justificatifs.
Recevoir un courrier d'iQera : ce que cela signifie
Un premier réflexe utile : ne pas paniquer. Un courrier de relance d'iQera relève du recouvrement amiable, pas d'une procédure judiciaire. Concrètement :
- vous n'avez pas été condamné par un juge ;
- aucune saisie ne peut intervenir sur cette seule base ;
- vous conservez le droit de vérifier la dette, de la contester, et de demander des justificatifs.
Un courrier de société de recouvrement, aussi insistant soit-il, n'est pas un titre exécutoire. Seule une décision de justice (jugement, ordonnance d'injonction de payer devenue définitive) constitue un titre permettant d'engager des mesures d'exécution forcée. Tant qu'un tel titre n'existe pas, iQera agit dans un cadre purement amiable.
Si iQera se présente comme cessionnaire de votre dette, vous pouvez également demander à quel moment et de qui la créance a été rachetée. La cession doit vous être opposable : vous avez le droit de savoir à quel créancier d'origine vous deviez, et de demander les documents qui justifient le transfert.
Cette distinction conditionne toute la suite : ce que la société peut faire, ce qu'elle ne peut pas faire, et la manière dont vous pouvez répondre.
Ce qu'iQera a le droit de faire
Le recouvrement amiable est une activité légale. iQera peut, dans le cadre de son mandat ou en tant que cessionnaire :
- vous contacter par courrier, téléphone, e-mail, dans des conditions raisonnables ;
- vous adresser des relances rappelant l'existence de la créance et son montant ;
- proposer un échéancier ou une solution amiable ;
- vous demander de régulariser une dette qui est réelle, exigible et non prescrite.
Il est important de le dire : si la dette est avérée, qu'elle correspond à une prestation que vous avez reçue ou à un crédit que vous avez souscrit, qu'elle n'est pas prescrite et que son montant est correct, le recouvrement engagé par iQera est légitime. La société est dans son rôle, qu'elle soit mandataire ou cessionnaire.
La question pertinente n'est donc pas « ai-je le droit d'ignorer iQera ? » mais plutôt « la dette qu'on me réclame est-elle bien due, dans le montant indiqué, et toujours réclamable ? ».
Ce qu'iQera n'a PAS le droit de faire
Le recouvrement amiable est encadré. iQera, comme toute société de recouvrement, n'a pas les pouvoirs d'un commissaire de justice (anciennement huissier de justice). En l'absence de titre exécutoire, elle ne peut pas :
- saisir vos biens, votre compte bancaire ou votre salaire ;
- pénétrer à votre domicile ;
- exercer la moindre contrainte matérielle.
Sont par ailleurs considérés comme abusifs :
- les appels répétés plusieurs fois par jour, qui peuvent caractériser un harcèlement ;
- les contacts à des horaires inappropriés (tôt le matin, tard le soir) ;
- les menaces de saisie ou de poursuites alors qu'aucun titre exécutoire n'existe ;
- la divulgation de votre dette à votre entourage, vos proches ou votre employeur ;
- l'usage d'un vocabulaire pseudo-juridique (« avis avant saisie », « dernier rappel avant poursuites pénales ») destiné à intimider.
Un point souvent mal compris : les frais de recouvrement amiable restent en principe à la charge du créancier, pas à la vôtre (article L. 111-8 du Code des procédures civiles d'exécution). Réclamer ces frais à un consommateur est même expressément interdit. C'est un sujet à part entière, traité dans notre guide sur les frais de recouvrement.
Vérifier la légitimité du courrier
iQera existe — mais des courriers frauduleux peuvent imiter l'identité d'une société connue pour vous faire payer une fausse dette. Quelques vérifications de base avant tout paiement :
- Le nom et l'adresse exacts correspondent-ils à ceux d'iQera ? Vérifiez sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr à partir du SIREN.
- Le SIREN ou le SIRET figure-t-il sur le courrier ? Est-il recoupable avec les bases publiques ?
- Un numéro de dossier précis est-il mentionné ?
- L'origine de la dette est-elle clairement identifiée : nom du créancier d'origine, numéro de facture ou de contrat, date de l'échéance impayée ?
- Le montant est-il détaillé (principal, intérêts, éventuels accessoires) ?
À noter : un courrier peut émaner d'iQera ou d'une autre entité du groupe (ex. IQERA Services / Effico) — vérifiez que le SIREN mentionné correspond bien à l'entité indiquée. Si iQera se présente comme cessionnaire, demandez la preuve de la cession de créance.
En cas d'incohérence — adresse douteuse, IBAN bancaire à l'étranger, créancier qui ne vous dit rien, montant flou —, ne payez pas sur la base du courrier seul. Adressez votre vérification au canal officiel d'iQera (et non à celui qui figure sur le courrier suspect) et signalez la tentative aux autorités compétentes (notamment via la plateforme SignalConso de la DGCCRF).
Vos droits face à iQera
Face à un courrier d'iQera, vous disposez de plusieurs droits qu'il est utile de connaître :
- Exiger la preuve de la créance et du mandat d'iQera — ou de la cession si elle se présente comme propriétaire de la dette.
- Vérifier la prescription de la dette. Une dette de consommation est, en principe, prescrite au bout de deux ans (article L. 218-2 du Code de la consommation). Notre guide sur la prescription détaille la méthode de vérification.
- Contester les frais de recouvrement qui ne sont pas à votre charge (voir le guide).
- Exiger les mentions obligatoires que doit comporter tout courrier de recouvrement amiable (article R. 124-4 du Code des procédures civiles d'exécution) : identité du créancier, fondement et montant détaillé de la dette, nature de l'activité de recouvrement.
- Faire cesser les pratiques abusives (appels répétés, contacts avec votre entourage, menaces sans fondement) en adressant une demande écrite ; en cas de persistance, vous pouvez signaler et porter plainte (voir le guide harcèlement).
L'exercice de ces droits ne se confond pas avec une reconnaissance de dette : vous pouvez demander des justificatifs sans payer, et contester sans reconnaître.
Questions fréquentes
- iQera et Effico, est-ce la même chose ?
- Ce sont deux entités du même groupe iQera. iQera (SIREN 435 198 627) et IQERA Services, qui exploite la marque Effico (SIREN 348 884 594), sont des sociétés distinctes du groupe. Vérifiez le nom et le SIREN exacts figurant sur votre courrier. Consultez notre [fiche dédiée à Effico](recouvreur:effico).
- Un courrier d'iQera est-il une arnaque ?
- Non, iQera est une société de recouvrement légitime. Mais des courriers frauduleux peuvent imiter des sociétés connues : vérifiez le nom, l'adresse, le SIREN et l'origine de la dette avant de payer.
- iQera peut-elle saisir mon compte ou mon salaire ?
- Non, pas seule. Une saisie suppose un titre exécutoire (décision de justice) mis à exécution par un commissaire de justice. Une société de recouvrement amiable n'en a pas le pouvoir. Voir notre guide dédié à la saisie sur compte ou salaire.
- iQera me réclame une vieille dette, dois-je payer ?
- Vérifiez d'abord la prescription. Une dette de consommation de plus de deux ans peut être prescrite. Consultez notre guide sur la prescription.
- iQera m'appelle plusieurs fois par jour, est-ce légal ?
- Des appels répétés peuvent caractériser un harcèlement. Vous pouvez en demander l'arrêt par écrit et, en cas de persistance, le signaler. Voir notre guide sur le harcèlement.
Comment réagir, étape par étape
Une méthode posée vaut mieux qu'une réaction dans l'urgence :
Si la dette se révèle prescrite ou abusivement réclamée, vous pouvez l'opposer formellement à iQera dans votre courrier. Si elle est due et exigible, vous pouvez négocier un échéancier plutôt que de subir.